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J’ai grandi avec un manque, une faille, une absence qu’aucun mot ne pouvait vraiment combler. Et pourtant, c’est à travers elle que j’ai appris à aimer, à créer, à comprendre les autres


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Grandir avec un manquement parental : du manque à la lumière



Il y a des blessures que personne ne devine.

Des failles silencieuses qu’on porte en nous comme un écho ancien.

Grandir avec un manquement parental, c’est apprendre très tôt que l’amour n’est pas toujours là où il devrait être.

C’est grandir dans un espace où quelque chose a manqué pas forcément une présence physique, mais une présence du cœur, une chaleur, un regard qui dit :

« tu existes, et je te vois ».


Ce genre de manque façonne l’enfant que nous étions, mais aussi l’adulte que nous devenons.

Et pourtant, ce vide, aussi douloureux soit-il, peut devenir un moteur de transformation intérieure une quête vers soi, vers la guérison, et vers la lumière.


Le manquement parental : une absence qui ne se voit pas, mais qui se ressent

Le manquement parental, ce n’est pas toujours l’abandon pur.

C’est parfois un père/mère présent(e) mais émotionnellement fermé(e).

C’est un foyer où l’on apprend vite à se taire pour éviter les conflits, où l’on devient sage trop tôt, fort trop tôt, où l’on porte des émotions d’adulte dans un cœur d’enfant.

Ce type d’absence laisse des empreintes subtiles :

-on apprend à observer au lieu de parler, à deviner les besoins des autres avant de penser aux siens, à chercher dans chaque regard une validation qu’on n’a jamais eue.


Et plus tard, on s’étonne de toujours vouloir plaire, de craindre de décevoir, ou d’avoir peur d’être abandonné sans raison.

Ce n’est pas le manque d’amour qui détruit, mais le fait qu’on ait dû mériter ce qu’on aurait simplement dû recevoir.

Ces enfants devenus adultes développent une immense sensibilité, une lucidité sur les émotions humaines parce qu’ils ont dû les lire sans qu’on les exprime.

Mais derrière cette force apparente, il y a souvent un cœur qui a appris à survivre sans jamais vraiment s’autoriser à avoir besoin.

Les empreintes du manque à l’âge adulte

L’enfance ne disparaît jamais. Elle se cache simplement derrière nos choix, nos réactions, nos relations.

Quand on a grandi avec un manquement parental, il arrive souvent

-qu’on se sente en décalage, même dans les relations les plus sincères,

-qu’on s’excuse d’exister ou qu’on craigne d’être “trop”,

-qu’on cherche inconsciemment à “réparer” ses parents à travers ses partenaires,

-ou qu’on devienne celui ou celle qui donne sans jamais oser recevoir.


Et puis il y a ces moments où tout remonte une parole anodine, un silence, un rejet et c’est tout le passé qui refait surface.

Ces réactions, ces blessures de rejet ou d’abandon ne sont pas des faiblesses : elles sont des mémoires émotionnelles. Elles nous rappellent d’où l’on vient, mais aussi ce que l’on est capable de guérir.

Les blessures de l’enfance deviennent souvent les clés de l’âme adulte.

Elles nous apprennent ce que signifie aimer consciemment, avec lucidité.

Ceux qui ont grandi sans chaleur constante développent souvent une immense lumière intérieure.

Ils savent ce que c’est d’avoir froid dans le cœur, alors ils deviennent ceux qui réchauffent.

Ils savent ce que c’est de ne pas être compris, alors ils deviennent ceux qui écoutent vraiment.


Déjouer les cases : ne pas devenir ce que la vie a voulu faire de nous

Le monde adore enfermer les histoires dans des cases :


« Enfant blessé », « schéma répétitif », « manque d’estime », « trouble affectif ».


Mais tout cela n’est que le point de départ, pas la finalité.


Car un être conscient peut réécrire son histoire à tout moment.

Je ne crois pas que nos blessures soient des condamnations.

Je crois qu’elles sont des passages.


Et même si j’ai moi aussi grandi avec des manques, avec cette impression que certaines fondations n’étaient pas là, j’ai fini par comprendre que je pouvais construire autrement.

Je me suis longtemps senti seul, incompris, différent.

Mais c’est justement ce vide qui m’a conduit à chercher plus haut, plus loin, plus profondément.

C’est ce manque de repères affectifs qui m’a donné la force de créer, de ressentir, de comprendre les autres sans mots.


La guérison a commencé le jour où j’ai arrêté d’attendre que mes proches me donnent ce qu’ils ne savaient pas offrir,

et que j’ai choisi d’être ce repère pour moi-même.


Déjouer les statistiques, c’est refuser d’être défini par son passé.

C’est comprendre que le manque ne m’a pas brisé : il m’a formé.

Il m’a appris la résilience, la compassion, et la patience.

Aujourd’hui, je sais que ce que certains appellent “fragilité” est en réalité ma plus grande force.

Je suis la preuve vivante qu’on peut grandir dans un désert et y faire pousser un jardin.

Transformer la douleur en puissance créatrice

Certains essaient d’oublier. D’autres transforment.

Moi, j’ai choisi de transformer.


Créer, guider c’est devenu ma manière d’exprimer ce que j’ai vécu.

À travers mes bijoux, mes guidances, mes mots, je transmets un peu de ce que j’ai dû apprendre seul : la beauté qu’on peut trouver dans les cicatrices, la lumière qu’on peut tirer du chaos.

Chaque création est un fragment de guérison, une façon de dire :


“Tu peux te relever, toi aussi. Tu peux transformer ton manque en art, ton silence en vibration, ta douleur en présence.”


Là où j’ai souffert, j’ouvre aujourd’hui des chemins pour que d’autres puissent y voir une certaine lumière, même la plus minime.

Je crois profondément que le manquement parental n’est pas une malédiction, mais une initiation.

Une épreuve qui nous apprend à aimer sans modèle, à construire sans repère, et à donner ce qu’on n’a pas reçu.

Et c’est peut-être là, justement, que réside la vraie magie :

dans la capacité de transformer le vide en lumière.


Aimer différemment, aimer consciemment

Quand on a grandi avec un manque, aimer devient un apprentissage sacré.

J’ai dû apprendre à ne pas me perdre dans les autres, à donner sans m’épuiser, à recevoir sans me sentir coupable.

J’ai compris que l’amour vrai n’est pas celui qui comble les blessures, mais celui qui nous aide à les comprendre.


Chaque relation m’a appris quelque chose sur moi.

Certaines ont réveillé des peurs anciennes, d’autres m’ont montré que la tendresse existait vraiment.

Et peu à peu, j’ai découvert qu’aimer, ce n’était pas chercher un parent à travers l’autre mais choisir, en conscience, d’aimer avec tout ce que je suis.

Aimer, pour moi, c’est croire encore, même après avoir connu le vide.

C’est un acte de foi. Et cette foi-là, je ne veux plus la perdre.


J'aimerai conclure avec quelques mots:

La lumière née du manque

Non, on ne guérit jamais complètement de son enfance.

Mais on apprend à marcher avec elle, à la prendre par la main plutôt qu’à la fuir.

Les manquements parentaux ne me définissent pas.

Ils expliquent une partie de mon chemin, de ma sensibilité, de ma profondeur mais ils ne limitent pas mon devenir.

Je suis la preuve qu’on peut grandir dans le manque et devenir un pilier.

Qu’on peut naître dans l’ombre et choisir la lumière.



Nous ne sommes pas le produit de nos blessures,

nous sommes la conscience qui choisit ce qu’elle en fait.



Et si, au fond, le plus bel héritage que la vie pouvait nous donner,


c’était justement cette capacité à aimer plus fort que le vide ?



Alexandre, Les bijoux Magiques.

 
 
 

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