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Le combat que personne ne voit


Il existe un combat dont on ne parle presque jamais.

Un combat silencieux. Invisible.

Un combat qui ne laisse ni cicatrices visibles, ni médailles.

C’est celui que l’on mène à l’intérieur.

On grandit, on devient adulte… mais parfois, pour survivre, on a dû laisser derrière nous l’enfant que nous étions.

Pas parce qu’on le voulait.

Mais parce qu’on n’avait pas le choix.

Parfois, ma mémoire me fait défaut.

Comme si l’enfant que j’étais avait disparu.

Comme s’il était resté figé quelque part dans le passé…Ou comme si, pour continuer à avancer, j’avais dû l’enterrer profondément en moi.

Et ce n’était pas une trahison.

C’était un instinct de survie.


L’adolescence : quand les jours ressemblaient aux nuits

La dépression sévère m’a traversé pendant mon adolescence…Et une partie de ma vie d’adulte.

Les jours ressemblaient aux nuits.

Les nuits devenaient un refuge.

Dans l’obscurité, je me sentais paradoxalement plus lucide.

C’était là que j’essayais de comprendre qui j’étais.

D’observer mes pensées.

D’imaginer un futur différent.

Un autre monde existait dans ma tête.

Un monde où je cherchais un sens.

Un monde où j’espérais encore.

Il est difficile de surmonter certaines épreuves.

Il est difficile d’affronter des pensées qui murmurent qu’il serait plus simple de tout quitter

.Rejoindre l’univers.

Disparaître dans le silence.

Mais un jour… quelque chose s’est produit.

Une sensation soudaine.

Un frisson intérieur.

La certitude que la vie était importante.

Que ce que j’allais perdre en partant serait immense.

Crucial.

Irrémédiable.

Pourquoi je suis resté

Aujourd’hui, je sais pourquoi je suis resté.

Je ne suis pas resté par hasard.

Je ne suis pas resté par faiblesse.

Je suis resté parce qu’il y avait un sens.

Ma destinée n’était pas de partir.

Elle était de guider.

Guider ceux qui traversent l’ombre.

Ceux qui se battent en silence.

Ceux qui pensent être seuls.

Mes capacités spirituelles ne sont pas arrivées par magie.

Elles sont nées dans la douleur.

Dans l’introspection.

Dans cette hypersensibilité que la vie m’a imposée.

Pendant longtemps, j’ai vu ma sensibilité comme une faiblesse.

Aujourd’hui, je comprends qu’elle est mon outil.

Guérir en guidant.

Guider pour guérir.

Chaque échange me rappelle pourquoi je suis là.

Chaque personne qui me fait confiance me montre que mon passé n’était pas inutile.

Il était une préparation.

L’enfant n’est pas mort

Avec le temps, j’ai compris quelque chose.

L’enfant que j’étais n’est pas mort.

Il s’est caché.

Il s’est protégé.

Et aujourd’hui, il revient doucement.

À travers mes créations.

À travers mes bijoux.

À travers mes guidances.

À travers chaque parole sincère que je partage.

Je me suis battu pour devenir adulte.

Mais maintenant, j’apprends à réunir l’adulte et l’enfant.

L’équilibre entre force et douceur.

Et si tu lis ces lignes en te reconnaissant un peu…

Sache que ton combat intérieur n’est pas invisible pour rien.

Il te construit.

Il te prépare.

Peut-être que, toi aussi, tu es en train de devenir ce que ton passé essayait de te préparer à être.


Alexandre Marhoefer, Les bijoux magiques

 
 
 

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